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  • Florence-Marie

đŸŒ±Cette pĂ©riode est rĂ©vĂ©latrice... đŸŒ±

Dans les temps chaotiques, un besoin que l'on a tous, quel que soit notre personnalité, nos opinions et nos croyances, quelle que soit notre place dnas la société, notre famille et notre entourage, quelle que soit notre religion, absence de religion ou notre spiritualité, nous avons besoin de sens. Dans ses deux sens! Besoin de signification et besoin de direction. Et nous en fabriquons rapidement, en fonction de croyances déjà en place dans notre fonctionnement, de nos expériences vécues, tout cela agit comme des filtres de perception, des lunettes qui nous font voir les situations en noir, en rose, en noir et blanc, en gris, ou avec toutes les couleurs...


Et vous avez certainement vu à quel point cette période est amplificatrice.

Amplificatrice de tous nos fonctionnements habituels, amplificatrice de toutes nos tendances, amplificatrice de tous nos défauts et aussi de toutes nos qualités.

Il se passe quelque chose de complĂštement dingue : nous sommes confrontĂ©s Ă  nous-mĂȘmes, sans une partie des compensations que nous avions habituellement (bon, on peut encore regarder la tv et internet, jusqu’au dĂ©goĂ»t, ou plus probablement, jusque l’ennui
) Mais globalement, nous sommes face Ă  un miroir grossissant de nous-mĂȘmes. Alors, nos Ă©motions habituelles sont amplifiĂ©es, Ă  un point qui peut devenir difficilement supportable. Nos tendances habituelles sont mises en exergue. Pour le pire et le meilleur.


Si on a tendance Ă  ĂȘtre anxieux, on est devenu hyperanxieux.

Si on a tendance à s’ennuyer, on va s’ennuyer comme jamais.

Si on a tendance à déprimer, on va faire une grosse déprime horrible.

Si on a tendance Ă  ĂȘtre dĂ©bordĂ©, on est devenu hyperdĂ©bordĂ©.

Si on a tendance Ă  prendre la vie comme elle vient, on va prendre le confinement et le travail ou le chĂŽmage comme ils viennent.

Si on a tendance à voir le verre à moitié vide, là il sera complÚtement vide. Si on a tendance à le voir à moitié plein, là il sera complÚtement plein!

Si on a tendance Ă  se plaindre, lĂ  on va se plaindre de tout et de tout le monde.

Si on avait tendance à avoir du mal à supporter un des membres de notre famille proche, de nos colocataires, de nos voisins, là ça devient vraiment insupportable.

Si on a tendance Ă  lutter contre pas mal de choses ou contre une chose en particulier, on va lutter jusqu’épuisement, la vie va devenir un champ de lutte.

Si on a tendance à tout juger, les autres, leurs idées, le gouvernement, etc, on va juger encore plus, encore plus fort.


C’est peut-ĂȘtre le point qui est le plus rĂ©vĂ©lateur : cette pĂ©riode est hyperclivante.

Si on n’a pas envie de respecter les mesures, on se donne toutes les justifications possibles, et on juge ceux qui les suivent. Si on suit les mesures, on traite d’inconscients et d’égocentriques ceux qui ne les suivent pas. Si on dĂ©cide de porter un masque, on juge ceux qui n’en portent pas comme ne pensant pas aux autres. Si on n’en porte pas, on juge ceux qui en portent comme paniquant pour rien. Si on travaille, on juge ceux qui restent au chaud chez soi, si on ne travaille pas, on souhaiterait au moins pouvoir aller travailler. Si on est pour ce que fait le gouvernement, on juge ceux qui ne respectent pas nos dirigeants avec les polĂ©miques, si on est contre, on juge les failles de leurs prises de dĂ©cision. Et on peut passer des journĂ©es Ă  juger, juger, juger. Jusque plus soif.


Période dualisante. Clivante. Entre nous et les autres. Avec « les autres » qui prend différentes formes suivant ce à quoi on pense.


Et avec les Ă©motions liĂ©es : la peur, la colĂšre, la tristesse. La peur que les autres agissent de maniĂšre Ă©gocentrique, violente, que le gouvernement mente, prenne des mauvaises dĂ©cisions, etc. La colĂšre de voir des comportements inciviques, des droits et des libertĂ©s individuelles bafouĂ©s, de devoir aller travailler dans des conditions risquĂ©es, de subir des prises de dĂ©cision incohĂ©rentes, floues, paternalistes, illogiques, avec des arriĂšre-pensĂ©es, la colĂšre de voir l’injustice toucher les plus dĂ©munis, les plus faibles. La tristesse de voir les gens souffrir de la crise sanitaire, les soignants qui ne peuvent plus exercer leur mĂ©tier correctement, l’époque terrible qui se prĂ©sente, les gens qui sont au chĂŽmage, et ceux qui vont l’ĂȘtre par la suite, etc. Toutes nos Ă©motions habituelles sont lĂ  aussi amplifiĂ©es, avec un effet dĂ©sagrĂ©able, trĂšs dĂ©sagrĂ©able.


Ca fait beaucoup ! Et si on continue de regarder la tv, d’écouter les mauvaises nouvelles en continu, on fini par ĂȘtre dĂ©primĂ© en continu, et ĂȘtre atteint dans notre capacitĂ© Ă  rĂ©flĂ©chir. Le stress, ça n’amĂ©liore pas notre capacitĂ© Ă  penser ! Plus on est stressĂ©, plus on fait des raccourcis, plus on plonge dans les biais cognitifs, et dans les Ă©motions nĂ©gatives.


Bon. Pause. Si nos fonctionnements sont amplifiés, à quoi ça peut servir ?

A mieux les voir. A mieux les observer, Ă  mieux les comprendre. A mieux envisager leurs racines, qui souvent datent d’une autre Ă©poque, une Ă©poque oĂč ces comportements Ă©taient nĂ©cessaires.


Et donc, Ă  mieux dĂ©terrer ces racines, Ă  mieux modifier les comportements qui ne nous conviennent plus, Ă  mieux se sĂ©parer de ce qui n’est plus nĂ©cessaire, plus aidant dans notre vie actuelle. Alors il y a plein de techniques pour ça, mĂȘme si aucune mĂ©thode n’est facile, rapide, sans souffrance et sans effort !

Et tout ça bien sĂ»r, pour mieux construire un monde qui nous fasse envie, avec plus de conscience, plus de sagesse, de paix, de gratitude, d’écoute, d’empathie, de bienveillance, de justice, de considĂ©ration, de confiance, de douceur, de rĂ©ciprocitĂ©, de respect, d’amour. D’unitĂ©. Au lieu de cette dualitĂ© actuelle.


Parce que la bonne nouvelle, c’est justement que si tous nos aspects sombres, douloureux, dĂ©sagrĂ©ables sont mis en exergue, les aspects lumineux, joyeux, agrĂ©ables le sont aussi ! Heureusement ! Et c’est aussi ce qu’on voit tous les jours, avec notre entourage, avec toutes les actions de solidaritĂ© qui se dĂ©veloppent pour les soignants, pour les autres travailleurs, pour prendre soin des personnes ĂągĂ©es, tous ces rĂ©seaux d’entraide qui nourrissent le bon entre nous, la confiance, la chaleur humaine, la joie d’ĂȘtre ensemble mĂȘme Ă  distance
 Et toutes les innovations, tous les projets utiles qui naissent, toute la crĂ©ativitĂ© qui est attisĂ©e par la difficultĂ© ! Comment nous nous accommodons des contraintes actuelles pour mieux crĂ©er ! En fait, la science a dĂ©jĂ  dĂ©montrĂ© que les contraintes sont indispensables Ă  la crĂ©ativitĂ© : sans contraintes, elle s’étiole
 Et tout l’amour et la gentillesse qui se dĂ©ploie dans les familles, dans les rĂ©seaux virtuels ou amicaux, dans les voisinages, l’entraide incroyable qui se construit, jour de confinement aprĂšs jour de confinement



Alors oui, cette période est une période amplificatrice. Et révélatrice. Elle révÚle notre pire, mais aussi notre meilleur.


Nous pouvons CHOISIR de ne voir que le pire. Et de rester se plaindre. Nous pouvons aussi choisir de regarder le meilleur. Sans nier le pire, mais se centrer sur le meilleur. Notre cerveau a plus de mal Ă  le faire, il est attirĂ© par le pire. C’est Ă  nous de l’éduquer. Comme un petit enfant Ă  qui on apprend qu’il faut regarder la route avant de traverser, lĂ  nous devons apprendre Ă  regarder le meilleur pour traverser la vie, si on veut la voir avec toutes ses couleurs.

Dans les moments de calme ou dans les moments de tempĂȘte. LĂ  on est tous chahutĂ©s, quelle que soit notre embarcation. On peut jalouser l’embarcation des autres, mais on n’est pas vraiment dedans.

Nous sommes dans une pĂ©riode de tempĂȘte, ok. Mais vous savez, les tempĂȘtes, Ă  un moment, ça se calme. Ca peut durer plus ou moins longtemps, un jour ça se calme. Mon intuition, c’est qu’elle se calme d’autant plus vite qu’on apprend Ă  regarder ce qu’on a Ă  apprendre. Ce qu’on a Ă  changer, de nos comportements, de nos valeurs, de nos croyances, de nos Ă©motions. C’est aussi mon expĂ©rience pour avoir traversĂ© un grand nombre de tempĂȘtes dans ma vie. Des grosses, trĂšs grosses tempĂȘtes. Des orages Ă©pouvantables. Et plus j’en traverse, plus ça devenait Ă©vident de les traverser.

Pas facile, ça n’est jamais facile. Mais Ă©vident. Je connaissais les phases Ă  traverser, le chemin, les aides extĂ©rieures et les ressources intĂ©rieures qui se dĂ©veloppaient de plus en plus. Et la ressource la plus importante est notre regard sur la situation.


Einstein disant que la dĂ©cision la plus importante que l’on prend dans notre vie est de dĂ©cider si la vie est amicale ou pas. LĂ , nous pouvons dĂ©cider si la situation est amicale ou pas, si elle nous veut du bien ou pas. De cette dĂ©cision, nait notre regard sur le monde et sur la situation.

Cette période est une période révélatrice, une période donc, de révélation.


Elle vient METTRE EN LUMIERE des fonctionnements périmés, inadaptés, individuels, collectifs et sociétaux.


Alors, mettons en lumiĂšre !

Et allons vers plus de lumiĂšre.


Ce n'est pas notre ombre qui nous fait le plus peur, c'est notre lumiĂšre...

Mais il suffit toujours d'une simple bougie pour faire la lumiÚre dans l'obscurité!


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