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  • Florence-Marie

Est-ce que vous êtes débordé?

Dernière mise à jour : 9 oct. 2023


Est-ce que vous faites partie de toutes les personnes qui croulent sous

- les choses à faire?

- les choses à ne pas oublier?

- les contraintes voire corvées du quotidien?

- les différents projets et activités à mener de front?

Est-ce que vous avez l'impression, comme tant d'autres, de ne pas "voir le jour"? De ne pas "avoir le temps de souffler"? D'être "sous l'eau"? De ne pas avoir le temps de prendre soin de vous, après des journées où vous prenez soin des autres? De ne plus avoir le temps de prendre du recul et de passer à côté de l'essentiel, comme de prendre du temps pour être avec les personnes que vous aimez?

Bref, de ne plus avoir le temps d'en prendre??

Bon, souvent on se dit que c'est normal, d'ailleurs les autres sont dans le même état, tout le monde autour de nous est débordé, tout le monde croule sous les choses à faire, d'ailleurs la preuve, même les retraités sont débordés, alors quand on bosse, avec tout le reste à gérer, la famille, on risque pas d'avoir du temps pour soi!

Oui.

Et non.

Oui, c'est vrai, il y a une frénésie un peu partout, avec presque tout le monde, et une surenchère d'activités, de toutes les choses à faire, et les outils qui étaient à l'origine prévus pour nous faire gagner du temps, et bien... Ils nous en prennent énormément!

Combien de temps on passe sur les réseaux sociaux, sur internet, sur des petites activités "anodines", qui cumulées nous enlèvent une partie de notre "temps libre"? Qui de libre, est devenu contraint...

Et combien ce temps libre nous nourrit-il vraiment? Echanger des mails avec des amis est-il aussi ressourçant que de les voir en vrai? Et quand nous sommes avec eux, arrivons-nous à être vraiment présents, ou pensons-nous encore à toutes ces choses à faire?

A quel point avons-nous sacrifié l'être au faire?

Et non. Cette course contre la montre, contre le temps, est-elle vraiment "obligatoire"?

Ou est-ce devenu un automatisme que nous ne contrôlons plus?

Bref, sommes-nous vraiment plus malins que des hamsters?


Vous savez ce qui se passe pour le hamster ? Au début, il trouve ça marrant, il s'amuse, c'est sympa, puis il va de plus en plus vite dans sa cage, ça commence à devenir difficile et il a du mal à suivre le rythme. Mais la roue est lancée, et le rythme s'accélère, et il ne contrôle plus vraiment ce qui lui arrive. Il se fatigue, s'acharne à tenir le rythme, puis s'épuise, le rythme s'emballe, et à la fin, quand il ne peut plus suivre, se passe ce qui est inéluctable: il est ejecté de la cage.

Pour les êtres humains, on appelle ça burn out, dépression, maladie...

Pour le hamster, être ejecté c'est ce qui peut lui arriver de mieux. Et pour nous? Souhaitons-nous en arriver là?

Qu'allons-nous faire, collectivement, et individuellement, pour éviter d'être éjectés, et pour ralentir la roue?

Car si nous ne faisons rien, si nous nous laissons embarquer dans un rythme qui n'est pas notre rythme profond, notre rythme intérieur, c'est bien ce qui peut nous arriver. Cela arrive déjà à trop de personnes, allons-nous arriver à un burn out sociétal?

Il y a des signes avant-coureurs! Et il y a des actions à prendre lorsqu'on perçoit ces signes. Nous pouvons bien sûr faire le choix de les ignorer, de faire semblant que tout va bien, qu'un peu d'adrénaline ne fait pas de mal... Mais rappelez-vous, le hamster aussi, au début, il s'amuse... Et nous, est-ce que nous maitrisons encore le rythme de la roue?

Est-ce que nous maitrisons le rythme de nos pensées? Le rythme de nos inquiètudes?

Alors quels sont vos signes avant-coureurs qui vous signalent que vous n'êtes plus à VOTRE rythme? Trop de choses dans votre planning et plus assez de temps de voir les personnes qui vous sont chères? Trop d'activités, de travail, de corvées, et l'impression de ne plus avoir de temps?

Où est-ce que vous en êtes?

Les hamsters ont un avantage sur nous, c'est qu'ils ne se posent pas la question de savoir ce qu'en pensent les autres, s'ils ont des échéances en retard, une deadline qui approche... (Rien que le mot "deadline" est terrible!) Bref, les hamsters, à priori (!!), ne vont pas s'autoflageller, ou se nourrir de culpabilité et d'auto-critiques s'ils ne sont "pas à la hauteur", s'ils n'arrivent pas à tenir le rythme imposé, ou s'ils se font ejecter. Comment pouvons-nous être un peu plus hamsters??

Par contre, nous avons aussi un avantage sur eux, c'est que nous pouvons prendre du recul et faire des choix en conscience: ralentir notre rythme, diminuer les pressions externes et internes qui contribuent à nous faire courrir de plus en plus vite, faire le tri dans nos contraintes et choses à faire, pour cibler l'important au lieu de rester en permanence dans l'urgent.

Bref, utiliser notre cerveau disponible pour cibler nos priorités, et mettre en oeuvre les actions liées.

"Réfléchissons à ce qui possède vraiment une valeur,

A ce qui donne un sens à notre vie,

Et accordons nos priorités en conséquence"...

Sa Sainteté le XIVe Dalaï Lama.

Accordons nos priorités en conséquence... Ca fait quelques années que cette phrase m'aide à faire le tri, à aller à l'essentiel, et à poser des actes qui me soutiennent dans mes priorités et mes décisions. Par exemple le fait de prendre un moment quotidien pour faire le point, pour me poser et analyser ma journée, prendre du recul par rapport à l'agitation ambiante.

Bon, ça ne m'empêche pas de me laisser atteindre par cette agitation et d'y succomber régulièrement, mais au moins, quotidiennement, j'ai cette prise de recul. Quotidiennement, j'ai cette petite voix à la fois bienveillante et ferme qui me dit: "hé ho! T'as vu dans quel rythme tu es en ce moment?? Tu trouves ça sérieux? Tu trouves que tu es en cohérence avec toi-même quand tu rentres dans ce jeu? Tu y cherches quoi exactement, hein, si tu allais voir un peu de ce côté là? C'est un besoin de reconnaissance? De sentiment d'appartenance? D'être à la hauteur? Comment tu peux écouter et répondre à ces besoins autrement? Et est-ce que c'est le faire qui est le plus important pour toi, ou l'être? "

Et un moment quotidien, ça ne veut pas dire 3 heures... Quelques minutes en conscience peuvent suffire!!

Et ça change tout. Je n'ai plus besoin de plages de plusieurs jours (voire plusieurs semaines!) pour récupérer, plus je mets de la conscience dans mon quotidien, plus je vais à l'important et à l'essentiel.

Une journée fait 24h, pas plus, pas moins. Et "Tout ce que nous avons à décider, c'est que faire du temps qui nous est imparti." Tolkien.

Alors qu'allez-vous faire du temps qui vous est imparti?

Le perdre à penser que vous n'en avez pas assez?

Ou l'apprivoiser, faire ami-ami avec lui, le remercier d'être là pour vous et de vous aider à mieux aller vers vos priorités? (il y a une conférence de Thomas d'Ansembourg passionnante sur le sujet de notre rapport au temps!)

Ce serait comment, pour vous, d'être moins débordé? Comment ça se traduirait dans votre vie?

Alors quels actes allez-vous poser pour être moins débordé?

Et... quand allez-vous le faire? Ben oui! ;-)

Alors je vous souhaite de prendre du temps pour vous et pour ceux que vous aimez, de prendre du recul, pour aller vers le meilleur de vous-même, en conscience.

Florence-Marie

PS: si ce sujet vous intéresse et que vous souhaitez l'approfondir, j'anime un atelier "faire la paix avec le manque de temps pour les "faites de la paix" fin décembre, qui donnera des clés et des outils pour mieux faire la paix avec le temps.

Et si vous connaissez des personnes qui sont débordées, n'hésitez pas à leur transmettre ce message!

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